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lundi, 02 avril 2007

Un championnat, deux enjeux

Si l’on fait exception du cas lyonnais, les dernières journées du championnat s’annoncent passionnantes compte tenu de la concurrence extrême, tant dans la course aux places européennes que dans celle au maintien.

Le regroupement que Pape Diouf qualifiait à la mi-mars de « démoniaque » s’est encore élargi ce week-end. Au point que si l’on y ajoute l’âpreté de la lutte que se livrent sept autres équipes pour ne pas descendre, il est désormais approprié de parler de deux championnats bien distincts. Les uns ont les yeux gourmands d’Europe. Les autres ont la peur bleue de la relégation. Une tendance qui s’est dessinée progressivement durant la saison, et qui est aujourd’hui bien marquée.

LES YEUX DEVANT


Jusqu’où est-on un prétendant européen ? Il est ardu d’ériger les frontières. Auxerre (10e) s’est félicité d’avoir assuré son maintien lors de la 29e journée en battant Lens. Une journée plus tard, les Icaunais n’ont qu’un point de plus, mais peuvent regarder désormais devant eux. La 3e place qualificative à  la Ligue des Champions n’est qu’à… 4 points !
Dans la même situation comptable, mais avec un différentiel buts pour/buts contre plus favorable, les Marseillais n’ont eux jamais eu à souffrir d’observer leur rétro. En alternant périodes fastes et difficiles, les Phocéens sont restés dans le coup. Aujourd’hui à quatre points des 3e et  4e places, voire à sept de la 2e.
La multiplicité des concurrents, et les points perdus dans les batailles de leurs confrontations directes, ont deux conséquences :
1/ une équipe en difficulté n’est distancée qu’après une très longue série d’insuccès. Lille est un cas d’école. La formation de Claude Puel n’a remporté que trois de ses quatorze derniers matches. Ce qui ne l’empêche pas d’être toujours concernée par la course européenne.
2/ revers de la médaille, il y a désormais embouteillage. En plus de gagner, l’OM devra aussi faire avec les résultats de ses rivaux. Car si l’écart comptable est mince, il comprend plusieurs épaisseurs à franchir. Huit équipes se tiennent ainsi en quatre points. Les Marseillais en affronteront trois d’entre elles (Sochaux, St Etienne et Lille). Les fameux « matches à six points ». L’importance de la réception du LOSC dimanche au Vélodrome n’a de fait échappé à personne.

LES YEUX DANS LE RETRO


Ce qui est vrai devant, l’est aussi derrière. Condamné et enterré depuis novembre, Sedan est sorti de son coma. La formation ardennaise, victorieuse à la Beaujoire, n’était même plus relégable dimanche le temps de quelques heures. Jusqu’à la victoire imprévisible de Paris (19e) à Lens (2e).
Avec six points de plus que la lanterne rouge, les Nancéens peuvent-ils dormir paisiblement ? Eux qui durant la première moitié de championnat étonnaient, jusqu’à occuper la 2e place au soir de la 12e journée ?
Avec les Lorrains, Valenciennes, Nice, PSG, Sedan, Troyes et Nantes vont sans doute trembler (et espérer) jusqu’aux soirs des deux dernières journées de la saison. Comme l’an dernier, où rien n’était joué à pareille époque, les situations ne pourront se décanter avant plusieurs semaines.

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