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jeudi, 29 mars 2007

Cissé « Imperméable aux sifflets »

Sifflé au Stade de France, Djibril Cissé refuse de s’attarder sur le comportement de certains supporters. L’attaquant marseillais ne cache pas sa mauvaise période et attend des jours meilleurs.

Djibril Cissé, comment avez-vous réagi aux sifflets du Stade de France ?
Honnêtement, je commence à être imperméable à ça maintenant. J’ai vécu ça ici et je l’ai déjà vécu à Auxerre. Je suis dans une phase de reprise. En deux ans, j’ai été blessé environ douze mois. Ce ne sont pas des petits sifflets comme ça qui vont m’affecter. Je fais face. C’est ça ou je baisse la tête et je me pénalise, moi, mon club et mes coéquipiers. Je pense qu’eux n’ont rien à voir là-dedans et je suis assez costaud pour faire face à ce genre de situation. J’ai eu assez de malchance pour ne pas m’arrêter à des bêtises.

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Comprenez-vous la réaction des supporteurs et avez-vous un message pour eux ?
Je n’ai pas du tout de message. Je ne cherche même pas à comprendre. Je cherche à reprendre confiance. J'ai beaucoup à faire déjà et je n’ai pas de temps pour essayer de savoir ce que les supporteurs pensent. Je n’ai pas trop de temps à perdre. Il y a trois ou quatre ans, j’étais acclamé quand je rentrais sur le terrain. Là, je me fais siffler un peu mais franchement, ce n’est pas un problème.

Que disent les supporteurs que vous rencontrez dans la rue ?
Ce matin encore, j’étais à la boulangerie et les gens disaient « accroches toi, ne lâches pas ». C’est sympa. J’ai aussi les encouragements de ma famille, de ma mère, de ma femme et de mes enfants. C’est déjà important.

« Un petit but et c’est reparti »

Comment jugez-vous vos dernières prestations ?
Etant buteur, je ne peux pas être satisfait de mon rendement actuel mais il y a du mieux. De toute façon, je ne lâcherai pas et ça reviendra. Physiquement, ça va et un but va me redonner confiance. Un petit but et c’est reparti je pense.

Doutez-vous de temps en temps ?
Non sinon, j’aurais arrêté. Je pense que tout le monde connaît mon mental. Si je doute, j’arrête. Je raccroche les crampons et je rentre chez moi. Je ne vais pas arrêter parce que je me fais siffler par des supporteurs. Ce n’est pas dans ma nature. J’ai un mental assez fort. C’est dur à expliquer pourquoi je réagis comme ça parce que pour moi, c’est normal.

Le système de jeu de l’OM peut-il expliquer vos performances actuelles ?
Quand je me retrouve seul devant le gardien et que je tire à côté, je ne pense pas que ce soit un problème de système. Le système est bon et le coach est assez intelligent pour choisir. Je ne pense pas que ce soit la faute de mes coéquipiers, du système ou de l’entraîneur…

« Il y a une concurrence et il faut savoir l’accepter »

Craignez-vous de vous retrouver sur le banc ?
Dans ce cas-là, il ne faut pas que je fasse du football. Il y a une concurrence et il faut savoir l’accepter. J’ai toujours connu une concurrence saine. Le jour où je serai moins bien que je serai sur le banc, je l’accepterai.

L’entraîneur vous parle-t-il plus qu’avant ?
Non mais je suis un professionnel et je pense que le coach a autre chose à faire que de venir tous les soirs dans ma chambre pour savoir comment je vais. Je suis assez grand. Je sais les difficultés que j’ai en ce moment et je les assume.

Aviez-vous envie de parler aujourd’hui pour crever un abcès ?
Non. On m’a dit « Djibril tu vas en presse », je viens en presse. Ça fait partie du boulot aussi…

 

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