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mardi, 06 mars 2007

Après OM-Lens,L’Oeil du Coach avec Albert Emon

L'entraîneur de l'OM fait le point sur le plateau d'OMtv. Il aborde sans détours les sujets qui font l'actualité de l'Olympique de Marseille.

L’ETAT D’ESPRIT

«Nous  ne pouvons pas être dans une forme resplendissante après les échecs consécutifs que nous avons connus. Heureusement, nous avons réussi à nous qualifier pour les demi-finales de coupe de France.
C’est un moment difficile à passer, on va tâcher d’être tous solidaires. C’est justement dans ces moments critiques que les bonnes idées peuvent changer les choses. Il reste 11 matches de championnat et c’est beaucoup même si l’on va à Lyon dimanche et que ce sera très difficile. Nous ne devons pas pleurer sur notre sort mais, au contraire, faire plus d’efforts. Il faut essayer de se faire un peu plus mal sur le terrain pour fournir plus que ce que l’OM fournit en ce moment au niveau du jeu.
On n’est pas en train de tout remettre en cause car le travail est fait. Il faut tout simplement plus se mobiliser afin d’obtenir plus de résultats.
Il y a eu des matchs où l’on a eu moins d’occasions que contre Lens, mais que nous avons gagnés. Il y a un manque de sérénité chez certains joueurs qui ne se lâchent pas complètement. Mais, le championnat n’est pas fini, il reste aussi la coupe de France. A nous de bien travailler.
Ce passage à vide doit nous permettre de grandir et de bien rebondir. Nous avons déjà mis à défaut des équipes meilleures que Lens avec pratiquement la même composition tactique. Il n’y a pas de raison que cela ne revienne pas.»

LE PENALTY

«Cette année, si d’autres entraîneurs disent que ça s’équilibre, ce n’est pas du tout le cas pour nous. Au Mans, par exemple, on marque un but valable qui est refusé et on a un corps arbitral qui s’excuse après coup. C’est une faute très grave, qui se répète encore une fois. Quand vous marquez en premier dans un championnat comme le nôtre, avec les difficultés que nous avons en ce moment, c’est déjà extraordinaire. Cela nous a privé d’une victoire.
L’arbitrage n’est pas du tout équilibré envers l’OM. Mais il est également vrai que nous ne faisons pas peur. On ne dit jamais rien sur les arbitres. D’autres entraîneurs parlent beaucoup dans les journaux. Nous, nous ne sommes tout simplement pas aidés.»

DJIBRIL CISSE

«Il ne faut pas se focaliser sur le jeu de Djibril. Nos attaquants, en général, n’ont pas eu assez de mouvement pour essayer de déstabiliser cette défense adverse. Le problème est que parfois des joueurs sont étincelants dans un match et parfois c’est plus difficile pour eux. Actuellement nous sommes au creux de la vague. Nos attaquants ne se mettent pas dans les meilleures dispositions. Alors, on peut dire aussi que Niang ne joue pas à sa place, que Cissé devrait jouer tout seul ou avec Pagis…
Nos attaquants ont simplement du mal à créer du danger individuellement. Le football est un sport collectif et c’est justement le collectif qui doit les mettre dans les meilleures conditions. On va s’y employer.»

LES SIFFLETS

«Mais ce n’est pas grave tout ça. Ca fait plus de 100 ans que le football marseillais existe, Skoblar et Magnusson se sont fait siffler et, le lendemain, ils sont revenus sur le terrain pour marquer des buts. Papin aussi… Beaucoup de joueurs de l’OM se sont fait siffler à un moment ou à un autre et c’est comme ça. Il faut avoir la force de caractère pour résister à cela, revenir sur le terrain et faire en sorte d’exploiter au maximum ses qualités.
Djibril, on connaît son jeu. Dominique (Cuperly) l’a eu à Auxerre. C’était une équipe qui jouait dans son camp et qui défendait bien avec Djibril seul en pointe. Dans certains clubs, ce n’est pas un problème de jouer 1h30 devant son but.
A l’OM, le degré de performance et d’exigence est différent. Djibril a moins d’espaces pour évoluer, mais il va falloir qu’il s’y habitue.»

SUR UN PLAN PERSONNEL…

«Je vis très mal la mauvaise passe de l’OM parce que c’est quelque chose qu’on ne souhaite évidemment pas. Mais, ce n’est pas pour autant que l’on doit gagner tous les matches, que l’on doit être très performant et très brillant pour être très joyeux dans la vie. Je pense que le football apporte aussi des moments très difficiles à vivre.
Actuellement, nous sommes dans une période difficile. Comment va-t-on passer outre, comment va-t-on le digérer ? Il va falloir certainement travailler encore plus. Mais, j’estime aussi qu’il y a une réflexion à avoir en se disant que, malgré tout, il reste des matches de championnat, il reste la coupe de France et on va s’accrocher à 100% à ces deux objectifs qui sont énormes. Cela nous permettrait d’avoir un peu plus de joie pour cette fin de saison. On en a déjà eu un peu mais on n’en a pas encore eu assez.
La période difficile que l'on vit actuellement est plus dure que celle d’octobre dernier car on avait alors la possibilité de se dire qu’il nous restait encore du temps. Aujourd'hui, on a de moins en moins de temps et il faut réagir. Mais réagir raisonnablement avec beaucoup de lucidité. Toutes les équipes sont devenues difficiles à battre.
Dans une année, il y a le début de saison où on essaie de trouver son jeu, son équipe type et de mettre une stratégie en place. Ensuite, il y a la deuxième phase avec les résultats bons ou mauvais qui peuvent permettre de changer son fusil d’épaule. Désormais, nous arrivons en fin de championnat où il faut réagir très rapidement.

LES OBJECTIFS

«Au niveau des points, l’objectif de la Ligue des Champions reste réalisable. On reçoit six fois, on sort cinq fois. Il suffit de gagner nos matches à domicile ce qui ne sera pas évident puisqu’on ne l’a pas fait ces derniers temps. Si on récolte également des points à l’extérieur, on sera très près de la Ligue des Champions. J’avais dit que l’on ferait un bilan après Lyon, ce qui sera fait.
Pour la deuxième place, Lens peut avoir un trou. Ils vont jouer la coupe d’Europe et le championnat, on ne sait jamais… Mais, une chose est sûre, ils ne nous rencontreront plus et ils auront donc moins de penalties en leur faveur ce qui peut rendre les choses plus difficiles.»

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