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lundi, 12 février 2007

Nasri : «Une certaine maturité»

Samir Nasri, le jeune milieu de terrain marseillais, a sans conteste franchi un nouveau palier cette saison, aussi bien en club qu'en équipe de France espoirs.

S'il reconnaît que son équipe traverse actuellement une mauvaise passe, il espère se reprendre dès dimanche contre Nantes. Celui qui pourrait envisager de faire toute sa carrière à l'OM parle ensuite des Bleus, un objectif à plus ou moins court terme.

« Samir Nasri, Marseille n'a pris qu'un point sur les neuf derniers possibles. Peut-on parler de coup d'arrêt ?
Non, ce n'est pas un coup d'arrêt, mais cela va nous permettre de nous remettre en question. Sur ces trois matches, on n'a pas démérité. Au Mans, il y a eu des erreurs d'arbitrage, contre le PSG, on a manqué de réussite et contre Bordeaux aussi. On doit impérativement se ressaisir contre Nantes, dimanche.

Justement, vous aviez rencontré Nantes à l'aller juste après le changement de coach (Le Dizet avait été remplacé par Eo) et vous vous étiez inclinés (1-2). Vous allez une nouvelle fois les rencontrer après un changement de coach (Eo a été remercié ce lundi et remplacé par le duo Der Zakarian-N'Doram). Craignez-vous une nouvelle fois le fameux choc psychologique ?
Non, à Nantes, on avait déjoué et c'était à l'extérieur, c'était un match difficile. Cette fois, c'est chez nous et on se doit de gagner devant notre public.

A titre personnel, vous réalisez une saison pleine...

C'est ma troisième saison en L1, j'ai donc désormais des repères que je n'avais pas avant. J'ai aussi acquis une certaine maturité, tout le monde me fait confiance. Tout cela a une influence sur mon jeu. Maintenant, il ne faut pas que je m'arrête en si bon chemin, il faut que je continue de travailler.

Vous avez été replacé dans l'axe début janvier et on vous sent beaucoup plus à l'aise...
C'est mon poste de prédilection. J'aime jouer dans l'axe car je suis plus libre de mes mouvements. Le coach, Albert Emon, l'a bien compris et me fait confiance, à moi de le lui rendre sur le terrain.

Mickaël Pagis a depuis été relégué sur le banc. Y voyez-vous un lien ?

Non, ce n'est pas dû à ce remplacement, c'est juste le système tactique que l'on emploie en ce moment. A Bordeaux, j'ai joué avec Franck (Ribéry) au milieu dans un style assez offensif avec une seule pointe. Dans ce cas-là, le choix se porte soit sur Cissé, soit sur Pagis. Mais je ne me fais pas de soucis pour lui.

«Rejoindre les A est un objectif. Et je vais tout faire pour»

La présence de Cissé et Ribéry sur le terrain monopolise les défenses. Cela doit donc vous laisser plus d'espaces mais aussi vous enlever un peu de pression...

L'engouement médiatique se porte beaucoup sur le duo Cissé-Ribéry, et ils le méritent car ce sont deux joueurs de qualité, et internationaux qui plus est. Sur le terrain, c'est la même chose, on se focalise beaucoup sur eux, ils attirent beaucoup l'attention et ça laisse forcément des espaces aux autres, et à moi aussi.

Vous imposer à l'OM, à 19 ans, dans la ville où vous avez grandi, cela doit être une grande fierté...

Oui, c'est une grande fierté, je suis très content de ce qui m'arrive, mais ce n'est pas une fin en soi. Je dois continuer de travailler.

Pourriez-vous imaginer faire toute votre carrière à Marseille ?

Pourquoi pas. Pour l'instant, mon ambition, c'est de jouer la Ligue des champions avec l'OM. Faire toute sa carrière dans le même club, c'est quelque chose qui se faisait beaucoup avant. C'est devenu plutôt rare maintenant, mais si le club se donne les moyens de redevenir un grand d'Europe, cela ne me dérangerait pas. J'ai toutes mes attaches à Marseille.

Comment a été vécue l'arrivée de Kachkar au sein de l'équipe ?

Il est vraiment présent. Il est proche du club, il a une vraie ambition. Il faudra voir quand il prendra vraiment ses fonctions de président. En tout cas, il est bien perçu par le vestiaire et les gens de Marseille. Après la victoire contre Lyon, il a enlevé ses chaussures et est monté sur la table. Il a fait le cri de guerre avec nous et c'est quelque chose qui nous a marqué, parce qu'on sent vraiment qu'il est attaché au club et qu'il est derrière nous.

Si vous deviez, personnellement, faire un choix entre une qualification en Ligue des champions, ou un premier titre avec la Coupe de France, que choisiriez-vous ? Les deux.

Vous vous imposez progressivement avec l'équipe de France espoirs. Commencez-vous à penser aux Bleus ?

Si ça doit venir, ça viendra. Après, forcément, j'y pense. J'ai vu Karim Benzema, qui est de ma génération, y aller donc j'y pense aussi. A moi de faire de bonnes performances pour attirer l'attention du sélectionneur. En tout cas, c'est important pour moi de franchir un palier avec les Espoirs, après, comme tout footballeur, rejoindre les A est un objectif. Et je vais tout faire pour. »

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