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mercredi, 29 novembre 2006

Bouchet tacle l'OM

Christophe Bouchet, l'ancien président de l'OM d'avril 2002 à novembre 2004, a accordé une interview au quotidien Midi Libre. Il jette un regard critique sur le club olympien et revient sur son échec à la tête de l'OM.

Pour lui, "être observé, critiqué par la communauté OM, c'est être devant une attente folle, irrationnelle, voire ultra-religieuse" lance-t-il. "Les gens perdent leurs repères et le phénomène devient extravagant. Heureusement, le plaisir de la notoriété, la reconnaissance restent présents. Ce serait débile et malhonnête de prétendre le contraire" reconnaît Bouchet.

Il s'en prend ensuite aux acteurs de la vie olympienne qui ont selon lui des idées rétrogrades : "Globalement, la mairie, les supporters, les dirigeants, tous ont des arguments contraires à un progrès. En France, le mal n'est pas que marseillais" note-il.

Et quand on lui demande s'il pense que Robert Louis-Dreyfus va vendre le club, Bouchet affirme : "RLD est lassé. S'il trouve un repreneur, il va vendre l'OM. Ce club ne l'amuse plus. Mais est-ce vraiment un club ?" questionne-t-il. Bouchet s'explique : "Moi j'ai voulu dessiner un club alors que Marseille ne rêvait que d'une équipe. Le mal est profond, il date de l'époque Tapie qui a joué sur cette corde et cette sensibilité là. La ville vit dans le culte de ce passé même si tout a évolué. J'ai eu le défaut d'avoir de l'ambition et des projets à long terme. Or toutes les grandes équipes sont nées d'un grand club" ironise-t-il.

Enfin, à la question de savoir si ne pas être Marseillais a-t-il pu le desservir, Bouchet répond : "Face à des gens qui défendaient une « Marseillitude », assurément. Mais qu'elle est la véritable force de Marseille si ce n'est sa mixité ? Louis-Dreyfus, Diouf, Ribéry, la réalité est là : un milliardaire né dans les beaux quartiers à Paris, un enfant des favelas de Dakar, un gamin du Pas-de-Calais" conclut-il.

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